Le CRCF ou comment l'Europe se donne les moyens d'avoir un marché de crédits carbone de qualité
Quand la Commission européenne nous a contactés en octobre 2025 pour participer à la création de leur futur registre de crédits carbone, on a sauté de joie !
Chez Inuk on en parle depuis 2017, et enfin, on voit qu'un acteur majeur, l'Europe, se saisit du sujet et propose un meta-registre, blockchainisé (ça existe comme mot ?). Notre rêve.
Après un petit trac de démarrage (normal) nous avons évidemment répondu présent. Car redonner ses lettres de noblesse au crédit carbone tant controversé, c'est une de nos missions depuis presque 10 ans (ça nous rajeunis pas tout ça !)
On s'est donc penchés de très près sur l'ambition du CRCF et ses implications pour Inuk. Et, comme à notre habitude, on a voulu vous en partager les principaux enseignements. C'est (clairement) technique car il s'agit, ni plus ni moins, de donner un support technique fiable à la stratégie de l'Europe en matière de contribution carbone. Dans ce premier article, on vous en dit déjà plus sur le CRCF en lui-même.
Pourquoi le CRCF ne tombe pas du ciel
Le CRCF, c'est le Carbon Removals and Carbon Farming : le cadre de certification carbone de l'Union européenne adopté en 2024. Il vise une chose simple : mettre de l'ordre dans le marché des crédits carbone en harmonisant les règles à l'échelle européenne.
Pour ça, quatre lettres magiques : QUALITY. Un acronyme qui résume tout ce que doit être un bon crédit carbone :
Q — Quantification
Mesure précise du bénéfice climatique
U — Additionnalité
Aller au-delà des pratiques courantes et des obligations légales
A — Long-term storage
Garantir le stockage du carbone sur la durée
L — Sustainability
Respecter des critères de durabilité environnementale
Le cœur du réacteur ? Un registre européen, centralisé, automatisé, reposant sur la Blockchain, où tous les crédits carbone certifiés en Europe devront un jour être inscrits. 🎉 Youpi, c'est ce qu'on porte haut et fort chez Inuk, on en parlait déjà ici en 2018.
Mais une fois qu'on a dit ça, on n'est pas encore très avancé. Car les principes de base des crédits carbone et la vision d'un registre centralisé, beaucoup d'acteurs du marché y sont attentifs depuis plusieurs années, sans parvenir encore à en faire une réalité. Le défi, c'est l'exécution !
Une première version dès 2026
Le rôle d'Inuk dans le PoC
Au stade où nous en sommes, l'équipe CRCF de la Commission cherche à évaluer la faisabilité de la Blockchain comme socle technique du futur registre. Inuk a accepté un rôle de "Builder", participant activement à une première version du registre ("Proof of Concept"), simplifiée mais représentative des flux ultérieurs.
On ne peut pas s'empêcher d'avoir une petite émotion en constatant que la Blockchain est la brique technologique choisie par l'UE pour structurer le registre. Cela valide les choix technologiques que nous avons faits depuis 2018, en utilisant la blockchain - dans une version bas-carbone évidemment- comme pilier de notre Standard. Ce n'est sans doute pas pour rien que nous sommes le seul acteur français à figurer dans le groupe de travail du CRCF à ce stade.
Concrètement, ce "PoC" est pour nous l'opportunité de :
Fournir des retours d'expérience directs, en s'appuyant sur les cinq ans d'itérations sur notre plateforme Iglu
Contribuer à élaborer les directives techniques qui régiront le registre de l'Union prévu pour 2028
Définir les règles de représentation numérique des certificats de conformité — contribuer à relever le niveau des standards, en sortant les projets de mauvaise qualité du marché
On s'arrête là ? Évidemment non. Tout plein de questions se posent encore et on ne manquera pas de vous tenir au courant au fur et à mesure de nos avancées !

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